Je m'appelle Loïse, j'ai 22 ans, je suis sourde profonde et implantée à l'oreille gauche.
Aujourd'hui, 14 octobre 2015, cela fait un an que j'ai été implantée.
J'ai à coeur de partager mon témoignage sur votre site, qui m'a beaucoup aidée lorsque j'hésitais à prendre ma décision.

Je vous laisse le découvrir sur mon blog :
https://sourditeries.wordpress.com/2015/10/14/et-puis-un-jour-jai-decide-de-me-faire-implantee/

Joëlle bi-implantée en octobre 2014

" Le bonheur d'entendre à nouveau avec mes deux oreilles"

Ma seconde implantation cochléaire a eu lieu au CHU de Rouen, le 30 octobre 2014

Lors de ma première implantation de l’oreille droite en décembre 2005 , j’entendais encore un peu de l’oreille gauche, ainsi grâce à un  bon appareil auditif numérique, j’avais encore une  certaine compréhension de la parole et je pouvais encore identifier les bruits sans trop de difficulté.

Lors du 1er réglage de mon 1er implant cochléaire,  en janvier 2006, j’avais eu la chance de comprendre tout de suite ce que me disait l’audioprothésiste et  selon l’équipe médicale, j’étais à l’époque «  un cas rare ».

J’avais  quand même tenu à suivre  une bonne rééducation orthophonique.

Je tiens à mentionner qu’à l’époque, ce qui était épatant, c’est que l’audioprothésiste réglait mon ACA (à son cabinet privé)  après chaque réglage de l’implant cochléaire (effectué au CHU) et le mélange de ces 2 technologies me donnait la sensation d’avoir accès à une audition quasi normale, (le mélange des sons  de l’aca et de l’implant était vraiment  très harmonieux.)

Dans ma vie professionnelle et personnelle, il m’arrivait souvent d’oublier que j’étais sourde.

D’ailleurs, ma compréhension était tellement de bonne que je suis restée avec mon ACA à gauche et mon implant à droite durant 9 ans sans ressentir la nécessité d’une bi-implantation.

Hélas, cet état de grâce ne devait pas durer ! En effet mon audition de l’oreille gauche continuait à baisser doucement mais inexorablement.

En 2013,  lors d’un audiogramme, l’ORL m’a d’ailleurs  confirmé que je n’avais plus de compréhension de la parole, de l’oreille gauche et que, même si les sons passaient encore bien, il me fallait désormais songer à une bi-implantation.

Je n’ai pas hésité du tout et j’ai accepté que soit programmée mon intervention début avril 2014.

Hélas, ayant  dû subir une grosse intervention en mars 2014, le projet de ma seconde implantation a été retardé et elle a eu lieu au CHU de Rouen, le 30 octobre 2014.

2ème implantation :

J’ai passé les tests de l’équilibre, j’ai rencontré la psychologue, le chirurgien mais bizarrement,  je n’ai pas passé de scanner et pas d’IRM.

Je suis entrée au CHU le 29 octobre 2014  au soir, ma coiffeuse m’avait elle-même rasé les cheveux  (je voulais limiter les dégâts d’une coupe trop large).

J’ai pris ma douche complète à la bétadine (un vrai  régal) !

A 7h30, le 30 octobre 2014, je suis partie au bloc pas si rassurée que cela, je l’avoue !

Je me suis réveillée vers 15h avec un bruit infernal dans la tête qui a duré 24h ! Je me disais que c’était comme  un bruit de perceuse traversant  du béton armé vibré ! Horrible !

La nuit a été consacrée à arpenter la chambre espérant que ce bruit cesse enfin ! il s’est arrêté progressivement et le silence retrouvé fut un vrai soulagement !

Le chirurgien est passé me voir en courant  2 mn (maxi) pour me dire « tout va bien vous sortez avant midi ». 

Je suis rentrée chez moi avec une ordonnance de paracétamol 1g  et j’ai avalé un comprimé toutes les 6h durant au moins 8 jours car la douleur persistait, mais pas de vertiges et pas d’acouphènes les jours suivants.

Le chirurgien a retiré le plus gros du pansement  le 3 novembre, cela m’a bien soulagée.

Hélas, un hématome important  est apparu au bout de 5 jours et il a fallu faire appel à une infirmière libérale pour des soins à effectuer à domicile durant 3 bonnes semaines.

J’ai revu le chirurgien le 20 novembre et il a considéré que tout était parfait.

1ère activation de mon second implant oreille gauche :

Le grand jour de l’activation des électrodes était fixé au 2 décembre à midi ! J’étais très impatiente et émue.

J’ai retiré mon processeur de l’oreille droite et je me suis alors retrouvée dans le silence total.

Je voyais l’audioprothésiste préparer son ordinateur,  je me sentais fragile…

J’étais très concentrée.

L’audioprothésiste a commencé à tester toutes les électrodes. (j’ai appris ensuite que la 4ème et la 8ème ne fonctionnaient pas)

L’audioprothésiste est ensuite passée au réglage des seuils.

 Les sons qui me sont parvenus les uns après les autres me fascinaient,  ils  étaient ma 1ère récompense et surtout c’était la preuve que mon oreille entendait à nouveau.

Ensuite, Noémie, l’audioprothésiste, m’a parlé, elle m’a demandé de répéter quelques mots et j’ai fait un zéro faute ! Nous avons éclaté de rire. Un grand moment de joie ! Je venais de retrouver «  l’usage » de mon oreille gauche, celle qui avait tenu le coup 9 ans de plus que la droite, ma chouchoute était revenue à la vie !

Ce qui est amusant, c’est que j’entendais des voix enfantines, la mienne, la sienne, celle de mon compagnon, des jolies voix d’enfants et ça me bouleversait. C’était étrange mais joli.

Après le 1er réglage :

En sortant de ce 1er réglage, j’étais très  heureuse, très rassurée, mon oreille gauche avait retrouvé la compréhension de la parole, je venais de prendre conscience que,  pour la 1ère fois depuis de nombreuses années,  j’avais le bonheur d’entendre  avec mes 2 oreilles !

 J’ai chanté dans ma voiture, dans ma maison avec mon seul processeur gauche et c’était comme si je chantais avec une voix de petite fille, ça me mettait les larmes aux yeux ! c’était tellement étonnant et tellement mignon ! (aucune impression de voix métalliques ou robotiques.)

1er essai avec mes 2 implants cochléaires :

J’ai remis mon 1er processeur à l’oreille droite, j’ai gardé mon processeur tout neuf à l’oreille gauche et j’ai tout de suite pu constater que les 2 processeurs ensemble m’apportaient d’emblée une véritable amélioration globale. (Bien sûr, au début c’est mon 1er processeur qui m’apportait davantage de compréhension).

Il a été décidé que je suivrai des cours de rééducation orthophonique chaque lundi matin à partir du 11 décembre 2014 .Mes résultats ont été très vite excellents et ont stupéfié mon orthophoniste dès la 1ère séance. Je répétais tout ce qu’elle me disait quasiment sans hésitation dès lors qu’il s’agissait de phrases, de textes… à tel point qu’elle me faisait confirmer  que j’avais bien retiré l’antenne de mon premier processeur pour travailler uniquement avec ma «  nouvelle oreille » .

Mes réglages suivants :

J’ai eu un second réglage le 6 janvier 2015 et j’ai appris que l’électrode numéro 4 s’était mise à fonctionner (ouf !). Seule, l’électrode numéro 8 ne fonctionne toujours pas. Cela risque d’être définitif. Les voix enfantines ont commencé à devenir des voix d’adultes…j’entends de mieux en mieux, les sons sont très naturels. Je suis ravie !

J’ai eu mon 3ème réglage le 3 février 2015, cette fois, les sensations d’entendre des voix « enfantines » ont totalement  disparu. J’entends et je comprends désormais très bien avec mon processeur de l’oreille gauche. (L’électrode  numéro 8 ne fonctionne toujours pas).

Je continue quelques semaines à me rendre à mes séances d’orthophonie car il faut travailler sur la discrimination de certains sons qui reste difficiles. Il faudrait que mon oreille gauche parvienne à  faire la différence entre les sons « tre »  « cre »  «  tri » « cri » « tra » « cra » qui ne «  passent » pas bien.

Ma motivation est totale et je poursuis mes séances  d’orthophonie avec enthousiasme pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

Changement de processeurs en pleine période de rééducation :

Le 19 février 2015, le fabricant  AB a échangé mes 2 processeurs Harmony  contre 2 processeurs NAIDA CI Q70. Hélas, leur technicien n’avait pas le temps de procéder à un nouveau réglage avec mes nouveaux processeurs. J’attends donc  mon rendez-vous du  5 mai avec impatience car l’audioprothésiste va procéder au réglage de mes 2 nouveaux processeurs.

J’ai trouvé  difficile de devoir m’adapter à des nouveaux processeurs alors que j’étais encore  en pleine rééducation. Cependant le tiens à souligner que le NAIDA CI Q70 a été une petite merveille avec une qualité de son d’une grande finesse. J’ai donc très vite apprécié une réelle amélioration.

Mon avis sur la bi-implantation :

Avec 2 implants cochléaires  ce que j’ai vite constaté c’est :

 Une réelle amélioration de la qualité d’écoute de la parole dans le calme comme dans le bruit.

Par exemple, à table, au restaurant, à la cantine, j’entends les conversations sans effort  et je peux  localiser instantanément  de quel côté vient un bruit, sans être obligée de  tourner la tête dans tous les sens afin de déterminer d’où  il vient.

Je comprends nettement mieux les paroles d’une chanson,

J’ai une très bonne  compréhension de la télévision et du téléphone,

J’ai retrouvé une meilleure qualité d’écoute de la musique

Je n’ai besoin d’aucune aide technique en toutes situations.

Le risque :

Le seul risque à ne pas sous estimer après une seconde implantation, c’est d’oublier de faire travailler  tout seul son second implant cochléaire.

En ce qui me concerne, mon 1er processeur m’apportait de telles performances auditives complétées à merveille par  mon 2ème processeur que  j’oublie trop souvent de débrancher le 1er processeur pendant quelques heures, pour faire travailler seule  «  ma nouvelle oreille ».

Je dois absolument ne pas négliger cette «  procédure » tellement importante que me rappelle d’ailleurs à juste titre,  mon orthophoniste.

Conclusion :

Pour moi un 2ème implant cela devenait urgent, je voulais être à nouveau en capacité d’entendre et de comprendre avec mes 2 oreilles ; Je ne voulais plus  avoir la sensation de ressentir d’être face à  « un mur » côté oreille gauche, et  je ne voulais surtout pas prendre le risque de me retrouver un jour, dans le silence total.

Je dirais que La bi-implantation est « une vraie petite merveille » qui  devient incontournable dès lors que  l’audition de  l’oreille non implantée  ne peut plus être «  corrigée » de manière satisfaisante  par une prothèse auditive.

Je suis vraiment comblée par ma bi-implantation cochléaire qui me permet de vivre désormais avec mes deux oreilles «  en marche » ! 

Bilan Février 2018 ( 4 ans plus tard)

Mes résultats sont qualifiés de « REMARQUABLES » par le médecin ORL et par l’orthophoniste et ils me déclarent joyeusement : « Lorsque nous parlons avec vous, nous oublions que vous êtes une personne implantée.»

Vive l’implant cochléaire qui a si bien restauré l’audition de mes deux oreilles !

CISIC –Février 2018

( Deux saphyr Néo Oticon Médical )
" Merci pour cette nouvelle écoute ! "

Surdité semi-profonde neurosensorielle de perception évolutive à partir de l'âge de 2 ans et à 5 ans, je reçois mes deux prothèses auditives pour intégrer normalement l'école primaire et le secondaire jusqu'à l'université ( CROP et SSEFIS ). Je réussi le diplôme des métiers d'arts habitat ( options mobiliers et décors - architecture intérieure en ébénisterie ). Les cours de soutien ont été nécessaire pendant toute ma scolarité.

Sourd profond depuis 40 ans et nouvellement implanté.
Implanté début Juin.Après le premier réglage fin Juin, j'ai vraiment eut un choc.

 

En 1983, début de problèmes d’audition. Difficulté sérieuse de compréhension dans les réunions (de travail ou de famille)
Mars 1988, opération de l’étrier, oreille gauche. Echec de l’opération. Résultat: perte d’audition OG : 58 % avant, 95 % après. Et l’OD a déjà perdu 44% 1989 ; Appareillé de l’oreille droite avec un système Cross.

C’est le 4 Juillet 2012 que ma vie a changé, j’ai fait un violent malaise (douleur dans les oreilles, vomissement, impression d’être au centre d’un tambour de lave-linge, sueurs froides, etc…), transporté aux urgences de l’hôpital, je passe différents examens puis le médecin des urgences m’informe d’un malaise vagal et me dirige vers le service ORL. J’avoue qu’à ce moment là je ne comprends pas cette orientation en ORL.

Je suis malentendante depuis toute petite.

Si je n´en ai pas conscience dans mes tous premiers souvenirs, ceux de l´école primaire sont liés à mes premiers appareils auditifs (ACA).

Une banale histoire de paralysie des fibres nerveuses dans la cochlée… C´est probablement de naissance et nous ignorons si c´est génétique mais une chose est certaine : cela ne s´arrangera pas avec les années.

J'ai été implantée en mai 2014 et "mise en service" en juin. Je portais 2 appareils auditifs depuis l'âge de 30 ans (j'en ai 75),
ma surdité étant dûe à l'otospongiose. Pour essayer de remédier à cette maladie j'ai été opérée 3 fois (la première ayant râté)
puis, ma surdité devenant très importante l'implant chocléaire fut décidé.

J'ai 33 ans, je me suis fait implanter à Bordeaux les 26 octobre 2012 et 22 novembre 2013.

J'ai développé une surdité évolutive à partir de mes 18 ans. A 20 ans déjà, j'étais alors bien handicapé "socialement"...j'ai eu mes premiers appareils à 23/24 ans, des plus puissants à 30. 
 
Mais je ne m'en sortais plus...bien heureusement, j'ai finis par rencontrer une orthophoniste qui m'a orienté vers le centre d'implantation de Bordeaux. Le début d'une nouvelle vie!

Voilà 1 an, je m'embarquais dans l'aventure de l'implant cochléaire et un peu vers l'inconnu malgré les contacts que j'avais eus et les témoignages que j'avais lus. Mais je souligne que ceux-ci m'ont beaucoup aidée dans ma décision de me faire implanter.

J'ai été opéré en Janvier 2013, à l'âge de 74 ans après une longue période de surdité qui était lourde à porter pour moi et pour mon entourage. Je pensais que j'étais trop vieux, mais cela n'a pas gêné l'équipe de l'hôpital qui m'a encouragé à accepter l'opération. Merci à mon ORL qui a pris à coeur de me persuader de me lancer dans l'aventure !

Mon témoignage de décembre 2013

Retrouver le monde sonore

Je m'appelle Jocelyne, j'ai 55 ans, je suis implantée à droite de la marque « Cochléar » depuis le 21 janvier 2013 au CHU Gabriel Montpied à Clermont Ferrand.

J'ai perdu l'audition progressivement dès mes 40 ans, j'ai été appareillée des deux cotés.
Puis, un jour mon audioprothésiste me dit : je ne peux plus rien faire il faut penser à l'implant cochléaire ....

Beaucoup d’implantés disent ne pas apprécier la musique tout en reconnaissant ne pas l’écouter souvent….mais pour l’aimer la musique, il faut l’écouter régulièrement.

Je m’appelle Marie, j’ai 46 ans.
Je suis sourde depuis ma naissance et je n’ai été appareillée qu’à l'âge de 9 ans. Je portais 2 appareils.

Deux ans plus tard, à l'âge de 11 ans, j’ai complètement perdu l’audition à l'oreille gauche ; il me restait un seul appareil à droite.En février 2012 ma surdité a chuté à l'oreille droite.

Ma surdité est devenue  profonde ; j'avais des vertiges et je vomissais ; j’avais des acouphènes. Même avec mon appareil, je n’entendais rien mais je le portais quand même  pour stimuler mon audition.

J'ai été opérée le 5 novembre 2012 et branchée le 5 décembre suivant. J'avais 39 ans et ma vie n'a été qu'une chute libre vers la surdité entre 13 ans et … la décision de l'implant. J'étais appareillée des 2 oreilles à 21 ans et j'ai dû changer de travail  en cours de route, le mien n'étant plus adapté à mon handicap. Les témoignages CISIC m'ont beaucoup apporté , c'est pourquoi je me décide à vous livrer le mien qui, je l'espère pourra servir. C'est en fait la compilation de 5 mails que j'ai envoyé à mes amis pendant 6 mois pour les tenir informés de mes avancées.

Je m'appelle Jean-Claude, j'ai 66 ans, je suis devenu malentendant progressivement vers 15 ans à partir de 1963.

Je travaillais dans le bruit des machines et des avions et j'avais certainement une fragilité auditive.